L’usager au centre

Citation de Charlotte Marchandise :

« L’usager au centre

Mon engagement militant pour le droit à la santé s’est manifesté dès le lycée à travers différentes actions, notamment autour de la lutte contre le VIH, et n’a pas cessé depuis. L’efficience de l’action dépend de la façon dont on donne une capacité d’agir aux personnes, pour leur permettre de trouver l’information dont ils ont besoin pour faire leurs choix.

En 2002 je me suis investie dans le soutien à la parentalité, et ai co-fondé l’association Doulas de France qui soutient les femmes et les parents pendant la période périnatale. Dès le départ, avec les co-présidentes, j’ai souhaité rassembler les différents mouvement existants, tout en gardant un cadre scientifique solide, pour travailler en confiance avec les institutions. Pour donner un cadre à cette fonction, j’ai co-créé l’Institut de Formation, conçu les supports de cours avec une pédagogie et suis intervenue pendant plusieurs années en tant que formatrice.

Développer une culture scientifique populaire est non seulement une nécessité démocratique mais également une réponse à la multiplication des informations diffusées, parfois loufoques et parfois subventionnées par des intérêts privés. La prise de décision politique devrait s’appuyer sur l’évidence des recherches, en toute transparence d’intérêts.

J’ai emménagé à Rennes en 2009, attirée par cette ville étudiante, engagée et proposant une belle qualité de vie et une politique sociale et associative correspondant à mes attentes citoyennes comme à mes besoins, à cette époque, de mère isolée.

J’ai alors repris des études à l’Université de Rennes 2 pour préparer un Diplôme de Hautes Études en Pratiques Sociales, spécialité Ingénierie de formation, en axant ma recherche sur la façon dont les revendications des usagers concernant leur propre santé sont considérées par les soignants et institutions.

Cette démarche de transmission de connaissances et d’outils, de soutien, de progression s’est d’abord exprimée en travaillant en tant que formatrice pour le “Contrat d’Accueil et d’Intégration” pour les personnes migrantes, puis par un projet pour la jeunesse.

Convaincus que c’est par l’éducation que passent les changements, mon mari et moi avons fondé en 2012 de façon bénévole, un collège laïc, écologique et international s’appuyant sur la pédagogie Montessori, visant à ce que l’élève s’empare de ses apprentissages et développe son autonomie, et proposant aux adolescents des perspectives concrètes et porteuses de sens. Il a accueilli des élèves durant 2 années scolaires avant de fermer faute de modèle économique viable permettant d’ouvrir le collège à tous, quels que soient les moyens des familles.

Parallèlement, la question de la place de la société civile m’interrogeait, ainsi que celle de la gouvernance associative. Je me suis investie dans le Mouvement Associatif Rennais pour réfléchir au statut des associations de loi de 1901 et leur évolution, ainsi qu’au lien avec les politiques locales. Cela m’a permit d’avancer dans mes réflexions sur la démocratie locale, les budgets participatif et la participation au sens large.

Face à l’impact du dérèglement climatique et aux pollutions, j’ai choisi d’abord de contribuer au changement dans mes choix de vie personnels : manger local et participer aux jardins de nourriture à partager des Incroyables Comestibles, adhérer à Enercoop pour favoriser les énergies renouvelables, changer de banque, composter… Pour que cette dynamique soit aussi un choix professionnel, j’ai mené en 2013 une mission sur l’éco-consommation pour France Nature Environnement. »

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